Hommage à

Mario Duguay

« DUGGER »

19 janvier 1973 — 21 avril 2016

Né à Montréal

Le 21 avril 2016, Mario nous quittait, laissant derrière lui un immense vide, mais aussi une multitude de souvenirs précieux.

Pendant 23 ans, Mario a consacré sa vie professionnelle à aider les personnes les plus vulnérables. Il a travaillé auprès d’adultes vivant avec des problèmes de santé mentale au Pavillon Duguay, de jeunes en difficulté au Centre jeunesse ainsi que d’enfants et de familles à la Maison Parenfant.

Mario était un être intense, sensible et passionné, qui ne faisait rien à moitié. Le football a occupé une place importante dans sa vie — il portait fièrement le numéro 69 comme joueur de ligne défensive. Il aimait également les jeux de cartes avec son père, particulièrement le poker et le cribbage, les soirées cinéma, le hockey, l’actualité, la politique et les discussions animées. Dungeons & Dragons fut l’une de ses grandes passions, tout comme la musique, la lecture, le théâtre et la série Game of Thrones.

Grand voyageur, Mario a découvert la Chine et l’Europe. C’est en Allemagne qu’il a rencontré Miu, une femme qu’il a profondément aimée.

Mario demeure vivant dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu et aimé.

« Toujours t'aimer, jamais t'oublier »

Son univers

Un portrait intime

Sports

Le football, le basketball, le baseball

Séries télé

Friends, Game Of Thrones, Survivor

Jeux

Les jeux vidéos, Dungeon & Dragon, le poker, les échecs, le karaoke

Musique

De AC/DC à Claude Barzotti

Lecture

Stephan King, David Eddings et plusieurs autres

Personnes chères

Son entourage et ses relations

Ses parents

Denise & Jean-Marc

Ses soeurs et son beau-frère

Annie, Marie-Claude et Luc

Ses neveux et nièces

Émilia, Alice, Théo, Maxim et Marilie

Ses amies

Élaine, Julie, Caryne, Marie-France

Les femmes de sa vie

Miu, Pascale, Julie

Ses grands chums

Charlie, Daniel, Stéphane B.

Famille

Tous les membres des familles Duguay et Champagne

Album souvenirs

Une vie en images

De sa naissance jusqu’aux derniers moments de sa vie, ces photos racontent le parcours de Mario. Elles témoignent des personnes qu’il a aimées, des passions qui l’ont animé et des précieux souvenirs qu’il nous a laissés. À travers ces images, redécouvrons l’homme qu’il était et gardons sa mémoire bien vivante.

Vidéos & YouTube

Images animées

La première vidéo a été conçue par Mario et Annie en novembre 2002, à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de leur mère. Elle révèle un Mario au cœur tendre, derrière ses airs de dur! La seconde présente un extrait d’une finale de football en 1990, au cours de laquelle Mario s’était particulièrement illustré grâce à ses nombreux plaqués et sacs du quart.

Ses musiques

La bande-son d'une vie

« Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. Victor Hugo »

Pensées & témoignages

Ce qui reste en mémoire

Hommage de Marie-Claude, le jour des funérailles

Aujourd’hui c’est ma fête, aujourd’hui j’enterre mon frère. C’était important ces anniversaires pour Mario, non pas le sien, mais celui des gens qu’il aimait. Je me souviens, quand mon frère a quitté la maison, je devais avoir 12 ou 13 ans et j’avais beaucoup, beaucoup de peine. Quand je suis revenue de l’école le 1er mai de cette année-là, j’avais une surprise qui m’attendait sur mon bureau dans ma chambre. Mon frère était passé en douce à la maison et avait déposé une carte de souhait, un coussin fido dido et un chat en peluche. J’étais tellement heureuse qu’il ait pensé à ma fête.

J’ai plusieurs souvenirs qui me tournent dans la tête depuis le 21 avril. Je me rappelle mon grand frère. Celui qui faisait peur aux garçons que je lui présentais. Avant la présentation officielle, le garçon avait droit à toute une panoplie de recommandations pour tenter de faire partie des bonnes grâces de mon frère, rares sont ceux qui y sont parvenus! Celui qui m’a accompagné à Nicolet pour les foutus tests d’entrée. Ce jour-là, il m’a attendu à l’extérieur pendant des heures. Quand je suis sortie en pleurant parce que je n’avais pas réussis, il m’a pris dans ses bras et m’a ramené à la maison. Celui qui ne savait pas quoi me dire le soir où je suis aterri à son appartement en peine d’amour. On habitait sur la même rue à cette époque, quand il a ouvert la porte et qu’il m’a vu, il m’a dit: ” Ok, on appelle Annie, on va la retrouver” et c’est ce qu’on a fait…

Celui qui m’a montré comment jouer au Monopoly, et croyez-moi, sans jamais me laisser de chance, je n’ai jamais gagné une partie! Celui chez qui j’ai frotté les murs de son premier appartement, mon Dieu, je crois n’avoir jamais autant frotté! Celui qui m’a fait découvir la côte du loup. Celui qui pleurait mon échec en tir. Toute la famille et les amis m’attendaient à la maison ce soir-là afin de fêter ma graduation, mais je suis revenue bredouille. Mon frère est venu me trouver dans ma chambre et il a pleuré avec moi. Celui que j’adorais nommer à mes nouveaux profs pour les narguer un peu, oui oui je suis sa soeur.

Celui que j’ai accompagné lorsque son petit chat est mort. J’étais allé faire un tour chez lui et tout de suite il m’a mis le chat dans les bras et m’a dit d’embarquer dans l’auto. Une fois chez le vétérinaire, le petit chat nous a mordu tous les deux et on a dû se faire vacciner contre la rage.

Celui qui était si heureux de voir mes enfants, de jouer avec eux et de les agacer. Celui avec qui j’ai chanté des heures durant au karaoke, toujours la même chanson. Celui pour qui je me suis donc cassé la tête, parce que caline que je n’ai jamais su comment lui parler ni comment l’aider. Celui avec qui j’ai visité des appartements, parce qu’un couple, ça parait toujours mieux! Celui avec qui j’ai mangé cette si bonne poutine aux petites heures du matin, après notre soirée au karaoke bien sûr!

Celui qui m’a fait crier à en perdre la voix pendant cet interminable match de football. Je ne me souviens pas en quelle année c’était, mais je crois bien que c’était à St-Léonard. C’était un match important, probablement la finale de la saison. Il a commencé à neiger pendant la partie, on ne voyait plus les lignes sur le terrain. Tout ce qu’on entendait c’était: ” Un autre sac du corps par le numéro 69, Mario Duguay”. Son équipe a gagné ce soir-là, j’étais tellement fière de lui…

Celui qui m’a bercé lorsque notre grand-père nous a quitté, celui qui était si fière de ce que je suis devenue, celui à qui j’ai tenu la main lorsque plus rien n’était possible, celui qui va me manquer…

nounou xxx

Marie-Claude, sa soeur

Hommage de Charlie, le jour des funérailles

Well this sucks!

La vie est est courte, dangereuse et pleine de hauts et de bas. je sais que ce n’est pas tout le monde qui a compris la nature de Mario, mais sa famille et ses amis étaient toujours au centre de ses pensées, même si ses actions semblaient être différentes.

Avec Mario, tu savais toujours à quoi t’en tenir. Ses demandes de perfection de soi et à ses coéquipiers sur le terrain de football étaient simples. Tu donnes ton 100%. Plus que 100% est impossible, alors tu donnes ton 100%. C’est tout.

On jouait contre les Dragons de Saint-George De Beauce au parc Cartier en 1990 je pense. On les battait de façon définitive. Quand la fin du quatrième quart se précipitait, un des joueurs de l’autre équipe m’a coupé aux genoux de l’arrière, voulant me blesser. Mon Marion était sur les lignes de côté avec la défensive. Quan je me sui levé la tête, je vois Mario courir après le joueur en sacrant: ” Mon estie de calisse de tabarnak”. le joueur s’est enfermé dans son autobus et les bancs se sont vidés. Je savais à ce moment que ce gars intense est quelqu’un de spécial. On est devenu inséparables pendant des années. (He put up with me for that long hahaha) J’avais raison. pas comme durant la plupart de nos discussions disons. Ahahaha. I miss my friend.

Jusqu’à maintenant, je vivais avec la notion qu’un jour je reverrai mon ami et on pourrait discuter et jaser de toutes nos aventures. Je savais aussi que de se faire taquiner et niaiser fera partie de cette exppérience. Je m’en attendais avec anticipation. Ce n’était pas dans les cartes. I miss my friend.

N’importe où j’étais dans le monde, j’avais toujours un ami en Mario. N’importe où il est maintenant, il sera toujours mon ami. Mais il était plus qu’un ami, il est mon frère. Et ça ne changera jamais.

Mario my friend…

I love you and will never forget you. You have taught me lessons throughout the years. One of those is to always think ahead about 8 steps. Another one is to go full out until you have no more to give. As for your tired body, there is no more pain, no more excruciating suffering from daily activities. no more tears shed from broken hearts and missed oppotunities. It is Ok. Rest now. i love you. We love you. We will remember you with a heavy heart but also with a smile. I am sad.

I miss my brother.

Goodbye old friend.

Till we meet again.

Charlie Toth

Charlie, son grand chum

Hommage de sa mère, le jour des funérailles

Le 21 avril 2016, Mario nous a quitté. Son souffle s’est éteint! La vie s’est arrêtée. Il ne souffre plus!

Je veux vous parler de lui, à vous tous ici présent qui l’avez connu, je veux vous parler de cet homme que nous aimons profondémment!

Mario était un aidant! Il avait une facilité de communiquer avec les gens plus démunis. Ses 23 années de travail l’ont amené au Pavillon Duguay, adultes ayant des problèmes de santé mentale, au centre jeunesse, jeunes en difficulté et à la maison Parenfant. Il leur a apporté beaucoup de bonheur, de réconfort, d’amour! Il les a guidé avec son coeur et son instinct! Son grand sens du devoir, de la justice, de la droiture, ont fait de lui un grand protecteur et défenseur auprès de ces jeunes, adultes et enfants. Bien souvent, dans la recherche de la vérité et du soucis de la personne, lui-même s’est heurté à des injustices.

Mario était un être instense, hypersensible, rempli d’émotions, il n’avait pas de demi-mesure. Il était un homme de principes.

Il va tellement nous manquer!

Le sport, surtout le football, a marqué sa vie!! #69. D LINE.

Jouer aux cartes avec son père, surtout au poker était un grand bonheur pour lui! Le cribble, le scrabble, les soirées cinéma, la série Game of thrones, les joutes de hockey, de foot, discuter actualité, politique, animait nos rencontres. Il était à l’affût de tout. Le jeu Dungeons & Dragons a été une grande passion pour lui. L’amour de la musique, de chansons qui nous prenaient au coeur, du romantisme, l’émouvaient! Les pièces de théâtre, il aimait. La dernière, ce 2 avril dernier, Le Jouisseur, à Saint-Jérôme, avec ses soeurs et nous-mêmes, ses parents, cadeau offert par Annie. Les livres, la lecture était au coeur de sa vie depuis son tout jeune âge.

Il adorait taquiner ses neveux et ses nièces. Alice, Émilia, Théo, Maxim, Lili, se plaisaient à l’appeler mon oncle Mario le coquin, le tannant! Il aimait rire avec ses soeurs, jouer au volleyball avec elles, il aimait la nature, le bois, il aimait mon poulet à la king et ma soupe aux légumes!

Le dernier jour de sa vie, j’étais avec lui, j’ai eu cet immense privilège. Vous connaissez son grand sens de l’humour, il m’a dit en blaguant: Moi, Man, j’ai hérité des dents des Champagne et des cheveux des Duguay! Je chérirai ses derniers moments avec mon fils pour le reste de ma vie.

Il a aussi voyagé, il a vu le monde, la Chine, l’Europe, mais c’est en Allemagne que son voyage s’est arrêté. Ce pays où il a rencontré l’amour, Miu, cette femme qu’il a beaucoup aimé!

La vie ne l’a pas toujours choyée, il a eu son lot de souffrance, de solitude…

Depuis presque 2 ans, cette maladie, le diabète, lui apportait douleur, inquiétude. L’espoir d’un avenir meilleur le tourmentait.

En cette journée où l’on se rappelle la vie de Mario, laissons monter en nous tous ces beaux souvenirs, tous ses beaux moments heureux que nous avons connus avec lui!

Notre fils n’est plus, mais en nous il vivra toujours jusqu’à notre dernier souffle.

Repose en paix, mon fils, tu le mérites.

Maman

Denise, sa mère

Mario était ce vignoble au terroir incroyable qui pouvait produire les plus grands vins avec les cépages les plus capricieux, des chefs-d'œuvre. Malheureusement, le sentier pour se rendre à ce vignoble était tellement difficile à trouver et à pratiquer, que nous tous avons manqué les meilleures vendanges ou simplement jamais retrouvé notre chemin vers lui. Un esprit vif, que dis-je, un génie, oui, une intelligence hors du commun. Quelqu'un que je regardais et croyais voir ma réflexion dans le miroir. A la différence qu'il ne naviguait pas la petitesse humaine aussi bien, il avait un plus grand cœur et il était profondément plus sensible. Que Dieu te garde.

Jr xox

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